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CORRESPONDANCE LYDIE ADOLPHE


23 avril 1938, lettre de Henri Bergson à Lydie Adolphe
0095 - Lettre Henri Bergson à Lydie Adolphe - Paris - 1938 -  - Henri Bergson
47, Boulevard Beauséjour. XVIème
23 avril 1938
Chère Mademoiselle,

Je suis vivement touché, et ma femme également, de votre gracieuse pensée. Voulez-vous transmettre à Madame Adolphe nos plus cordiaux remerciements pour ces bonbons délicieux ?
Ma fille, qui fait, elle aussi, de la graphologie est en admiration devant votre consultation graphologique, et aussi devant vos considérations sur l'écriture en général. Je partage son sentiment. Pour ce qui est du portrait que vous tracez de moi, je crois être devant un miroir magique, transfigurateur des défauts en qualités, quand je le regarde. Tous mes remerciements, encore une fois, avec l'expression de nos sentiments les plus sympathiques.
Henri Bergson



21 octobre 1938, lettre de Jeanne Bergson à Lydie Adolphe
0098 - Lettre Jeanne Bergson à Lydie Adolphe - Paris - 1938 -  - Jeanne Bergson
47, Boulevard Beauséjour. XVIème
21 octobre 38
Chère Mademoiselle,

Mon père m'a dit que vous avez du génie et c'est absolument vrai.
Je vous remercie mille fois pour la graphologie. Je suis confuse que vous vous soyiez donné du mal.
Tout est juste. Vous ne me dites pas si j'ai des défauts. En effet, j'ai un grand amour pour la vie, le mouvement, surtout et à la belle vie.
J'espère avoir le plaisir de faire un jour votre connaissance, Chère Mademoiselle, je vous envoie mes meilleures amitiés.

Jeanne Bergson

PS. Mes parents se rappellent à votre bon souvenir.


24 octobre 1939, lettre de Lydie Adolphe à Henri Bergson
0120 - Lettre de Lydie Adolphe à Henri Bergson 1 - Paris - 1939 -  - 0121 - Lettre de Lydie Adolphe à Henri Bergson 2 - Paris - 1939 -  - 0122 - Lettre de Lydie Adolphe à Henri Bergson 3 - Paris - 1939 -  -
146 rue Montmartre, Paris 2ème
24. 10. 1939
Mon cher Maître,

J'aurais bien aimé vous voir. N'ayant pas eu de réponses au téléphone, je me permets de vous écrire pour demander de vos nouvelles, et me rappeler au bon souvenir de Madame et Mademoiselle Bergson.
Je n'ai pourtant pas à vous annoncer de grands progrès dans la préparation de ma thèse. Les événements ne m'ont pas permis de suivre le programme de travail que j'avais envisagé pour 1939. Peut-être est-ce pour mon bien, car les recherches que j'ai eu l'occasion de faire par ailleurs ne peuvent qu'élargir mes horizons. En dehors de l'Exposition de New York (qui m'a accaparée de janvier à juin), j'ai été chargée d'un cours de psychologie appliquée à la pédagogie, et d'un autre d'histoire de l'assistance, à l'Ecole des assistantes sociales. J'ai dû me documenter sérieusement sur ces sujets, que j'étais loin d'avoir approfondis jusqu'alors, et ces études m'ont pris le peu de temps que j'avais espéré utiliser pour ma thèse. En mai, après cette série de cours, j'ai dû, comme les années précédentes, examiner les thèses de psychologie de l'Ecole Normale Sociale (qui prépare des jardinières d'enfants). Mon occupation à la B.N. m'a retenue jusqu'à fin avril, et quoique déjà très fatiguée, je n'ai pu prendre de " vacances " qu'au mois de septembre, où on m'a mise en congé…
Maintenant, j'ai repris avec ardeur et mon travail quotidien, et " mon Bergson ".
Je cherche en ce moment à me rendre compte de l'état des esprits au moment où vous avez paru ; notamment quant à la façon d'envisager les problèmes philosophiques, les méthodes en faveur. Ainsi, je lis les œuvres des penseurs qui remplissaient l'atmosphère intellectuelle de cette époque. Avec les quelques ouvrages et articles de vous que je dois encore lire ou relire, je pense me tracer un programme suffisamment raisonnable pour être réalisé cet hiver. Après ces données générales, ma véritable recherche pourra commencer.
J'ai lu les paroles prophétiques que vous avez prononcées en 1914 et en 1915. Je pense que, l'Histoire se répétant, les mêmes causes d'espoir doivent nous soutenir. Et de toute façon, il faut avoir foi en l'Esprit.
Mon cher Maître, à l'occasion de vos quatre-vingts ans, je veux vous dire, petite disciple perdu dans la foule, que vos ouvrages nous ont apporté une route, qui monte, tranquille, vers une haute montagne pleine de lumière. Nous ne suivrons sans doute pas directement cette route, car il faut être très fort et très blanc pour la distinguer nettement jusqu'en haut. Mais nous savons qu'elle existe, nous avons confiance qu'elle indique la bonne direction. Et nous vous remercions de nous avoir permis de tenter d'en faire sortir notre tout petit sentier.

Lydie Adolphe



22 mai 1948, dédicace de Jeanne Bergson sur le manuscrit de Henri Bergson intitulé
" Original de mon " introduction à la Métaphysique "
0250 - Introduction à la Métaphysique - Paris - 1947 - manuscrit dédicacé par J. Bergson - Henri Bergson
A Lydie Adolphe
En souvenir de mon Père qui vous aimait beaucoup.
Jeanne Bergson
Paris, 22 mai 1948


12 novembre 1948, dédicace de Jeanne Bergson sur la photo de son père :
0270 - Henri Bergson - Paris - 1948 - dédicace de Jeanne Bergson -
A mon amie Lydie Adolphe
En souvenir de mon Père qui aimait parler de la philosophie avec vous
Jeanne Bergson
12 Novembre 1948



29 avril 1949, lettre de Jeanne Bergson à Lydie Adolphe
0275 - lettre de Jeanne Bergson à Lydie Adolphe - Paris - 1949 -  - Jeanne Bergson
47 Bd Beauséjour. 16ème
29 avril 49
Ma chère Lydie
Pardonnez moi de répondre encore tardivement à votre bonne lettre. J'étais restée à la campagne plus longtemps que je ne le pensais pour bien me reposer.
Je suis bousculée depuis mon retour pour mille choses. Je fréquente le dentiste qui vient d'arracher deux mauvaises dents.
Anna part lundi, la nouvelle servante arrive mercredi.
A propos des fiches, etc, nous en reparlerons un peu plus tard car je n'ai pas le temps en ce moment. Je pense que vous avez bien reçu la carte pour l'inauguration de la plaque le vendredi 6 mai à 15 heures. Les allocutions seront prononcées par le maire du XVIème Mr. Stanislas Sicé, Mr. André Chaumeix, amis intimes de mon Père et Monsieur Emile Bréhier.
Je viens de me décider avec mon cousin qu'il y aura un porto intime à la maison le Jeudi 5 mai de 18 à 20h avec les invitations personnelles. Je compte sur vous et serai heureuse de vous voir. Je vous demande si cela ne vous ennuie pas de surveiller et protéger les livres de mon petit Père quand " les messieurs " seront là Jeudi dans le bureau.
J'espère vous savoir en bonne santé ainsi que votre mère.
Je vous embrasse, chère Lydie, affectueusement.
Votre amie Jeanne Bergson


5 décembre 1954, lettre de M. Bouteron à Lydie Adolphe
0320 - Lettre de Marcel Bouteron à Lydie Adolphe - Paris - 1954 - L'Institut de France - Marcel Bouteron
Paris (VI) : Institut de France
23, Quai de Conti - Bibliothèque Danton

Si vous avez eu grande joie à me confirmer que vous veniez de recevoir les épreuves de l'Univers bergsonien, ma joie à moi n'a pas été moins grande.
Enfin ce livre va paraître et continuer la série d'études qui vous font tant d'honneur… et par contre coup à moi votre vieux parrain. Car je n'oublie pas que j'ai eu le privilège de vous présenter à Bergson, et que j'en ai été grandement récompensé lorsque Bergson, qui pesait ses mots, m'a déclaré que vous étiez parmi ses disciples, le disciple qui l'avait le mieux compris.
Aussi aurait-il applaudi à vos travaux et homologué pleinement les conclusions que vous tirez de sa pensée et notamment les horizons inattendus, mais prévus par lui, devinés, des conséquences de la Science atomique sur la philosophie et la conception de l'Univers.
Vite, vite, apportez-moi votre livre dès qu'il sortira des presses.

Ce sera votre cadeau de Noël pour votre vieil ami.
M. Bouteron



22 décembre 1959, lettre de Jeanne Bergson à Lydie Adolphe
0350 - lettre de Jeanne Bergson à Lydie Adolphe - Paris - 1959 -  - Jeanne Bergson
47, Bd Beauséjour. Paris 16ème
22 déc. 59
Ma chère Lydie,
Pardonnez moi de vous remercier tardivement de votre bonne lettre. J'espère vous savoir en excellente santé, votre mère aussi.
Je suis heureuse d'avoir vu votre Frère malgré quelques minutes trop courtes. Est-il encore près de vous ou envolé ?
Tous mes vœux les plus affectueux de Noël et la nouvelle année. J'espère que 1960 vous comble ce que vous souhaitez.
A bientôt, je vous embrasse affectueusement ainsi que Madame Adolphe.
Votre vieille amie

Jeanne Bergson

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